(pas de titre)

1809

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Contenu de la correspondance:

 » Je ne vais plus à Vienne. On m’y accueillait pourtant chaleureusement… Ma seule distraction était d’y faire de la musique, et elle sait combien je l’aime, mais je renoncerai aux plus innocents plaisirs pour assurer sa tranquillité d’esprit. Je désire tant la rendre heureuse que rien ne me paraîtra difficile pour y parvenir. Mon propre bonheur doit dépendre du sien. « 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.73)* Hortense de Beauharnais (Françoise de Bernardy)

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Elle y exprimait une fois de plus ses soupçons, sa jalousie.
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.72-73)

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« Mes rapports avec son frère, déclare-t-il sans la nommer, ces rapports me donnent l’occasion de la voir sans cesse. Je l’observai longtemps avant de la payer de retour. Elle ne m’inspirait ni l’attrait que d’autres m’avaient fait connaître, à mon entrée dans le monde, ni l’amour exalté que vous avez fait naître dans mon âme. Je finis par l’aimer, car j’eus mille preuves de son dévouement. Plus je l’appréciai, plus il me sembla indigne de tromper son attente. « Oui, me disait-elle de sa douce voix, si vous pouviez aimer une autre femme comme vous avez aimé en Pologne (La tournure est adroite, le compliment à double fin.), je sens que j’en mourrais. » Ces mots firent que je lui sacrifiai ma liberté… Depuis deux ans, je me suis dévoué à son bonheur et je me suis cru moi-même heureux en voyant avec quelle reconnaissance elle acceptait ma sincère affection. »
 
* Le Duc de Morny (Loliée / Emile-Paul / p.30)* Hortense de Beauharnais (Françoise de Bernardy / Perrin / p.198-199)

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 » Quand je vous vis en Pologne, voilà quatre années, dit Flahaut, je vous ai donné toute mon âme. Mais ensuite, qu’arriva-t-il ? Je suis soldat. On m’a envoyé en Allemagne, dans une garnison désolante. Je ne trouvais là qu’un ennui sans gloire. Je me perdais. Vous devinez mon double désespoir ! Le seul réconfort me venait des lettres de ma mère bien-aimée. Elle me suppliait de demeurer patient : une personne très haut placée, ajoutait-elle, ne négligeait rien pour obtenir mon prompt retour. Et en effet, je revins bientôt, par l’influence de ma mystérieuse protectrice. Ce mystère s’est éclairci depuis : j’ai connu celle qui me voulait tant de bien…. Sachez seulement que, me trouvant lié d’une extrême amitié avec son frère, je la voyais à tout instant. A la longue, tant d’amour me toucha : sans être expressément jolie, elle montra un sourire affable, un accueil plein de douceur, l’esprit allègre, avenant. Bref, depuis deux ans, je me suis consacré à son bonheur….
 » Mais vous êtes venue à Paris. Et voici qu’aujourd’hui vous voulez bien m’accorder quelque tendresse : vous me l’avez écrit, vous me le dites…. Hélas, la voix sévère de l’honneur se fait entendre : elle m’ordonne de vous fuir !
Je vous place trop haut pour oser vous offrir un coeur enchaîné par le devoir à une autre existence. Pourriez-vous sans indignation voir une seconde femme réclamer sa part de mon affection ?… Ah! si seulement, en Pologne, j’avais eu l’audace d’espérer !… « 

 
* Morny, un voluptueux au pouvoir (Rouart / Gallimard / p.40)* Le duc de Morny prince français (Marcel Boulenger / Hachette / p.2-3)* Hortense de Beauharnais (Françoise de Bernardy / Perrin / p.199)

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« Vous ne m’approuvez pas ?

Non, Monsieur le maréchal, répliqua calmement Flahaut. Si un homme m’avait traité ainsi, je lui aurais brûlé la cervelle et me serais tué ensuite. »

 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.146)

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 » Je suis content d’avoir été choisi, d’autant plus que c’est une autorité supérieure qui m’a désigné. « 
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.72)* Hortense de Beauharnais (Françoise de Bernardy / Perrin / p.192)

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Installée Place de la Concorde, dans une partie du garde-meuble transformé en hôtel garni, la comtesse assure qu’elle fit d’abord fermer sa porte à Flahaut. Celui-ci la força un jour ; le lendemain, il amena sa mère. Les deux femmes ne se plurent pas et leurs relations, quoique fréquentes, restèrent tout de surface.
« Elle avait de la fatuité pour son fils, on lui eût pardonné de l’orgueil. »
 » M. de Flahaut me proposa de venir me rendre visite avec sa mère, le lendemain, dans la matinée, nous dit Mme Potocka dans ses Mémoires. J’acceptai avec d’autant plus d’empressement que j’étais fort curieuse de voir une personne, dont les délicieux romans et les lettres m’avaient charmée. Il était tout naturel que je fisse mon possible pour lui paraître agréable ; mais je m’aperçus bien vite de l’inutilité de mes frais. Mme de Souza s’occupait d’elle exclusivement, (Cette remarque est en contradiction notoire avec tout ce que disent les contemporains de Mme de Souza. Il est évident que son souci de plaire n’allait point sans une certaine observation d’elle-même, mais elle cherchait plutôt à intéresser les autres en leur parlant d’eux-mêmes.) elle soignait chacune de ses phrases et jetait dans la conversation des mots heureux et brillants, qui semblaient préparés.
 » Il n’y avait, dans sa manière de s’exprimer, ni charme, ni abandon. Il valait mieux lire ses ouvrages que d’écouter sa conversation. De plus, je fus choquée d’une sorte d’intimité qu’elle voulait, dès le premier jour, établir entre nous trois. Elle avait de la fatuité pour son fils. On lui eût pardonné de l’orgueil. Mais la présomption avec laquelle elle semblait présager de ses succès n’était pas de bon goût. Lui-même en paraissait embarrassé et faisait de vains efforts pour ramener sa mère à un ton plus sérieux et plus convenable. Je pris ombrage de cette assurance fort peu déguisée et me montrais polie, mais froide. Nous nous quittâmes assez peu satisfaites l’une de l’autre. « 

* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.77)* Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.252)

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Monsieur le comte,
Autorisé de S.A.I. Monseigneur l’Archiduc, j’ai l’honneur d’adresse à Votre Excellence les réponses suivantes aux questions qu’Elle a bien voulu me communiquer :
ad 1. Les forces de l’ennemi n’étant pas encore réunies, et le corps du maréchal Davoust étant en mouvement pour opérer cette réunion, l’Archiduc compta le battre pendant sa marche pour affaiblir par là les forces qui se portoient contre lui, et s’emparer de Ratisbonne pour établir sa communication avec les troupes venant de la Bohême.
ad 2. Les vues de l’Archiduc étoient de rester maître de la rive gauche du Danube, de repasser ce fleuve si l’occasion s’en présentoit, et d’attaquer l’ennemi. Obligé de faire un détour pour éviter la partie fourrée et inaccessible des montagnes appelées le Böhmerwald, voulant attirer à lui pendant sa marche une partie des nouvelles levées qui s’organisoient en Bohême pour réparer ses pertes, et ayant perdu à Ratisbonne son équipage de pont, Napoléon le prévint de vitesse en gagnant Vienne par la ligne droite et la plus courte.
ad 3. En arrivant ainsi plus tard que les français dans le rayon de Vienne, l’Archiduc conçut le plan d’attendre que Napoléon exécutât le passage du Danube pour l’aborder pendant cette opération. C’est à cet effet que le rive du Danube ne fut occupée que par un corps volant, et l’armée campée derrière les hauteurs du Bisamberg, afin qu’elle fût dérobée à la vue de l’ennemi.
ad 4. Le trajet de l’armée française fut ignoré de l’Archiduc jusqu’au moment où les avant-postes engagés sur la rive gauche du Danube lui en firent le rapport. Les français après la bataille d’Aspern étoient d’autant plus à l’abri de toute attaque sérieuse derrière le petit bras du Danube, que les Autrichiens se trouvoient épuisés par la perte de 26 000 hommes sur le champ de bataille, et par une grande consommation de munitions ; tandis que Napoléon fut incessament renforcé par l’arrivée de 45 000 combattans.
ad 5. Ces mêmes raisons expliquent pourquoi l’Archiduc étoit hors d’état de faire la manoeuvre par Presbourg sur Ebersdorff.
ad 6. Après la bataille d’Aspern ou d’Esslingen, l’Archiduc pensoit que la position respective des deux adversaires en face du Danube ne permettoit à aucun d’eux de s’en éloigner sans danger par une manoeuvre quelconque. L’Archiduc en se portant vers la Hongrie abandonnoit à l’ennemi ses communicaions avec la Bohême et la Moravie, d’où il tiroit toutes ses ressources, surtout dans un moment où les Russes envahissoient la Gallicie, et où tout ce qui étoit disponible en Hongrie accouroit à l’insurrection. En marchant sur le haut Danube, qui d’ailleurs ne présente que peu de passages favorables aux Autrichiens, ils risquoient que Napoléon, passant sur la rive délaissée vis-à-vis de Vienne, ne les poussât dans la partie occidentale de la Bohême. De leur côté les français en remontant le Danube exposoient leurs communications avec l’Italie, et en le descendant ils compromettoient celles (pour eux plus intéressantes encore) avec l’Allemagne et la France. Il s’ensuit de là que les deux armées se tenoient en échec, que la question ne pouvoit être résolue que par une bataille décisive, et que cette bataille ne pouvoit avoir lieu que sur le terrain occupé par l’une des deux. Il étoit probable alors que la victoire appartiendroit à celle qui auroit la supériorité numérique. Les deux généraux en chef mirent tout en oeuvre pour se la procurer, mais les moyens de Napoléon furent bien plus puissants que ceux de son adversaire. Il parut en effet avec 160 000 hommes à la bataille de Wagram pendant que les Autrichiens n’avoient que 94 000 sabres et bayonnettes à lui opposer.
On avoit retranché légèrement l’espace entre Aspern et Esslingen, bien plus pour observer l’ennemi que pour lui faire une résistance vigoureuse. L’isle de Lobau est d’une forme circulaire, Napoléon avoit fait de si grands préparatifs pour masquer son passage, qu’on n’étoit pas sûr de l’endroit où il l’effectuerait, et qu’en s’opposant à lui d’un côté il pourroit déboucher de sa position centrale avec rapidité sur un autre point et prendre en flanc tout ce qui se seroit approché du Danube.
Effectivement après qu’il eut fait jeter ostensiblement un pont entre Aspern et Esslingen, le passage de l’armée eut lieu dans un grand rentrant que forme le bras du Danube en contournant l’isle pour rejoindre le grand courant de ce fleuve. L’Archiduc a cédé le champ de bataille sans que ses troupes furent mises en déroute.
Je remercie Votre Excellence de m’avoir procuré une occasion de Lui renouveler l’assurance de ma haute considération, avec laquelle j’ai l’honneur d’être,
Monsieur le Comte,
de Votre Excellence,
le très humble et très obéissant serviteur,
le Comte de Grunne.
Baden, le 29 juillet 1846
Ayant remarqué que la lettre adressée à Votre Excellence n’étoit qu’une copie, j’ai pensé qu’il étoit inutile de la Lui envoyer.

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« Madame Alexandre ne fréquente que le salon Souza-Flahaut, et pour cause, dit-on… Je ne connaissais pas M de Flahaut, il est d’une figure extrêmement agréable. »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.77)

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« Soirée chez Mme de Souza : peu de monde. Madame Alexandre a fait chanter M de Flahaut, que je n’avais pas encore entendu. Jamais voix d’homme ne m’a produit un tel plaisir. Il chante, avec un goût prodigieux, des romances charmantes… »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.78)