(pas de titre)

1824

Toutes les correspondances de l'année :
Contenu de la correspondance:

 » Le Roi est, dit-on, fort mal. Son état fait compassion. Il n’a plus de sommeil, et les récits qu’on en fait excitent ma pitié réelle et une véritable admiration pour le courage avec lequel il supporte tant de maux. Ce qui m’a étonné c’est qu’aujourd’hui, dans une boutique, j’ai vu beaucoup de femmes acheter du noir comme si déjà il n’existait plus. Le dueil sera tout près, je vous assure. « 

Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.336)

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Contenu de la correspondance:

« En tout, la nature l’a bien doué, mande-t-elle à M Le Roi, au mois d’avril 1824 (…) Toutes les notes de ses chefs sont pleines d’éloges, mais il faut un nom plus brillant que le sien pour parvenir actuellement. Je ferai comme en Suisse, je crois qu’il sera bon de le livrer à un cours d’agriculture rurale, et si je puis transformer sa petite rente en une bonne petite ferme, je lui dirai de chercher quelque « dindonnière »… »
En 1824, Morny est en cinquième. « Je n’ai de consolations et de distractions que par le petit Auguste, mandait Mme de Souza à M Le Roi, le 16 avril 1824. Il a beaucoup d’esprit naturel. En tout, la nature l’a bien doué, mais je ne lui vois pas de dispositions pour entrer dans la Compagnie de Jésus, et c’est cependant la seule route ouverte aujourd’hui (…) Toutes les notes de ses chefs sont pleines d’éloges de sa bonne conduite et de sa capacité, mais il faut un nom plus brillant que le sien pour parvenir actuellement. Je ferai comme en Suisse, je crois qu’il sera bon de le livrer à un cours d’agriculture rurale, et si je puis transformer sa petite rente en une bonne petite ferme, je lui dirai de chercher quelque dindonnière et de vivre ses pauvres jours sans les compter et du moins sans avoir à en rendre compte à personne. »

Morny, l’homme du second empire (Dufresne / Perrin / p.50)
Morny et son temps (Parturier / Hachette / p.21)
Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.333)

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 » Faites venir les Mérnoires du duc de Montpensier. Cela a tout l’intérêt du roman le plus touchant, de la plus terrible tragédie. Il y a une peinture du prince de Conti si naturelle, si comique que ni Voltaire, ni Fielding, ni Richardson n’en approchent pour la vérité. En tout, depuis la première page, on est avec ces jeunes princes, et lorsqu’un même regard vous porte de leur berceau au Palais-Royal à leur cachot Marseille, on ne s’avise plus d’appeler malheurs de simples privations ou de misérables contrariétés. Je sais, et j’ai vivement senti que les malheurs du Roi, de la Reine, de ce jeune Dauphin m’ont inspiré une pitié plus grande encore, puisque leur destinée était plus grande et a été plus affreuse. Mais un ouvrage si bien, si simplement écrit, m’a touché et vous touchera. Du moins est-ce l’effet qu’il a fait à tout le monde. « 

Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.173)

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« Sans Auguste, s’était-elle écriée, je me retirerais à la campagne ! »
 
* Le Duc de Morny (Loliée / Emile-Paul / p.50)

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 » Auguste en est à sa troisième leçon de vers latins. Je vous les envoie. (Ce distique est élégamment tourné et prouve une connaissance du latin assez remarquable pour un enfant de douze ans. L’écriture est déjà bien formé et la signature du futur homme d’Etat  » Auguste Demorny « , se termine par une énergique et superbe paraphe.) Il les a faits devant moi sans dictionnaire, car vous savez que, pendant les vacances, il reste chez moi, mais il va tous les jours chercher des devoirs à la pension, et il revient ensuite travailler sur ma table ronde. Je vois avec plaisir qu’il se donne de la peine et, lorsqu’il a réussi, il a une joie, une effervescence qui sont de bonne augure pour ses succès à venir.
 » Il court une brochure de M. de Chateaubriand sur la censure qui est, à mon avis, ce qu’il a écrit de mieux parce que, comme il l’a faite très vite et ab irato, il n’a pas eu le temps de la contourner et de s’évertuer à changer l’expression naturelle, pour des figures où, comme dit le baron de Crac, on reste en équilibre sur les décombres de l’Univers… Adieu, bon Petit Père, je vous aime de la plus véritable amitié et comme toutes vos aimables qualités de coeur et d’esprit le méritent. G(allois) se porte très bien. Il me dit mille choses toutes charmantes et, hier, il m’assurait que depuis quarante-cinq ans qu’il vous connaît, vous n’aviez pas gagné un jour et que vous étiez alors comme aujourd’hui le plus aimable de tous… « 

Morny, l’homme du second empire (Dufresne / Perrin / p.52)
Morny et son temps (Parturier / Hachette / p.22)
Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.334)

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 » Je la regretterai toute ma vie et je l’aimais de tout mon coeur, écrit-elle… parlez-moi d’elle, mon coeur en a besoin. Parlez-moi aussi de vous ! Quelle longue et douce habitude rompue, sans que rien puisse en faire retrouver le fil ; il me semble que tous les jours, toutes les heures, la vie enfin soit comme arrêtée ! « 

* Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.332)

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CHAN 565 AP 9
Correspondance familiale
Lettres de Madame de Souza à son fils Charles de Flahaut
Dossier 11
trois lettres du 11 janvier au 29 juin 1824