(pas de titre)

1823

Toutes les correspondances de l'année :
Contenu de la correspondance:

 » Vous devez juger les angoisses que nous avons eues. Mon mari ne vivait pas, et il s’affaiblissait à vue d’oeil. Enfin le voilà hors de peine. « 

Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.329)

Toutes les correspondances de l'année :
Contenu de la correspondance:

 » Pauvre enfant ! que ne m’est-il permis de laisser évaporer son enfance, cette folie de jeunesse qui passe si vite pour ne plus revenir ! Mais il faut bien le laisser pâlir et piocher sur les dictionnaires. J’en demanderai volontiers pardon à Dieu. « 
Son élégance le duc de Morny (Augustin-Thierry / Amiot-Dumont / p.47)

Toutes les correspondances de l'année :
Contenu de la correspondance:

 » La famille royale ne peut souffrir monsieur de Talleyrand, […], il y a plus de six mois que le roi ne lui a pas parlé et […] si tout ce qu’on dit de la part qu’il a eue à la mort du duc d’Enghien était publiquement mis au jour, le public, qui ne résiste pas aux imprimés, trouverait très bien qu’on lui ôtât sa place de grand chambellan et qu’on l’exilât de la cour. « 

Talleyrand le Prince immobile (Emmanuel de Waresquiel / Fayard / p. 332)

Toutes les correspondances de l'année :
Contenu de la correspondance:

« Mon fils reste dans son Ecosse, où sa femme est grosse. Puissent-ils avoir eu l’esprit de faire un garçon, sans quoi la voilà condamnée à faire un enfant tous les ans… L’héritage de Lord Keith plane sur la tête de ce fils qui n’existe point ; il faut bien, veut Dieu, veut le diable, qu’il arrive. »
 » … Mon fils reste dans son Écosse où sa femme est grosse. Puissent-ils avoir eu l’esprit defaire un garçon, (Mme Charles de Flahaut n’eut que des filles. – Le 29 aoüt 1825, Mme de Souza écrivait à M. Le Roi, au sujet de la naissance de la dernière : Sarah-Sophie-Louise de Flahaut
 » Cher Petit Père, j’ai reçu ce matin l’agréable nouvelle que Mme de Flahaut est accouchée d’une cinquième fille. Il n’y aurait eu de mieux que d’avoir deux ou trois jumelles. Ce sera peut-être pour l’an prochain, que nous ne nommerons point l’an de grâce) sans quoi la voilà condamnée à faire un enfant tous les ans comme cette dame anglaise (?). Remarquez bien ça. Le pays est célèbre pour ce genre d’industrie. Cette dame est accouchée de sa quinzième fille, sans intermédiaire d’un seul garçon. Voyez-vous d’où vous êtes l’entrée de cette mère dans un bal avec ses quinze demoiselles la suivant ? Mais comme l’héritage de lord Keith plane sur la tête de ce fils qui n’existe point, il faut bien, veut Dieu, veut le diable, qu’il arrive. En parlant d’enfants, il faut que je vous raconte un mot qui m’a été au coeur, d’autant que celui qui me l’a dit ne s’en est pas douté !
 » Le général Exelmans a perdu, le printemps dernier, deux enfants en huit jours du croup. Leur mère en a été au désespoir. Il lui en reste quatre. Avant-hier, il me disait de l’aîné :  » Charles étudie très bien, il a eu un prix au grand concours, mais il n’a pas l’ombre d’ordre. Il dépense tout ce qu’il a, le donne ou le perd. Cela lui est égal. Mon second, Maurice, est un diable incarné. Il bat ses soeurs, ses bonnes. Personne n’en peut venir à bout.
– Et, repris-je, que dit de tout cela Mme Exelmans ?
– Ah! pour elle, répondit-il en soupirant, elle ne leur demande que de se bien porter.
 » Ne trouvez-vous pas que toute la douleur de cette mère est là ? Mais adieu, mon bon petit Père. Mettez en vers cette historiette. Votre cœur qui devine tout saura faire parler cette pauvre mère… « 

* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.206)* Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.331-332)

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Contenu de la correspondance:

« Si je vous entends bien, mon fils, répondit Mme de Souza, vous êtes à la recherche de quelque chose de très rare.

Oui, ma mère, de très rare. »

Là-dessus, elle parut chercher, réfléchir.
« Je crois avoir trouvé, dit-elle enfin, donnez-lui un de vos cheveux. »
 

Le Duc de Morny (Loliée / Emile-Paul / p.28)
Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.207)

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 » Chaque année, vous en perdez deux au lieu d’en gagner une. Votre esprit est aussi vif, aussi jeune que dans le temps où je suis revenue de ma croisade. Ce n’est pas que l’émigration fût ni la Terre sainte, ni la Terre promise. Ces nobles émigrés ont pu lire, placardé aux portes des différentes petites villes d’Allemagne –  » On ne laisse séjourner ici ni juifs, ni vagabonds, ni gens sans aveu, ni émigrés.  » J’ai lu de mes yeux cette mesure de prudence. « 

Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.177)

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 » J’aimerais mieux voir arriver dans ma chambre cette figure si sereine, ces yeux qui rient, que tous les tableaux de Raphaël. « 
* Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères /p.272)

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 » Je suis toujours où vous m’avez laissée, c’est-à-dire dans mon fauteuil. Mes promenades finissent dans mon jardin avec mes roses. Nous n’aurons pas encore eu d’été. On dit qu’il est allé voyager en Russie où il fait, dit-on, une chaleur affreuse. Il y a longtemps que je prédis que cette puissance envahira tous nos biens, mais je croyais que notre climat ne serait pas de ce nombre et nous resterait pour nous consoler de tous les autres. Enfin je me soumets. La résignation et la modération sont des vertus précieuses qui viennent avec l’âge et l’expérience. Heureux ceux qui les possèdent et peut-être plus heureuse est la jeunesse ardente qui marche ne se doutant de rien et croyant qu’elle n’atteindra jamais le mauvais côté de la question.
Mon fils a déjà perdu ses cheveux. Il dit: c’est la guerre ! Quelques dents : il crie que c’est l’humidité. Il ne lui est pas encore entré dans l’esprit que ce sont des petits pas insensibles que l’on fait vers cette vieillesse qu’il regarde du haut de sa grandeur. Je me garderai bien de lui apprendre ce secret, et lorsque nous aurons cent ans, vous et moi, nous nous moquerons de lui, car je doute qu’il s’en tire aussi gaiement.
 » Auguste est dans les tribulations du latin. De là il passera au grec, à l’algèbre, et puis, Dieu sait ! Jusqu’à ce que l’étude soit devenue pour lui le plus grand des plaisirs, il a en perspective bien des chagrins, bien des pensums. Quand je pense que j’ai fait des livres imprimes moi moi qui sais à peine combien il y a de lettres dans l’alphabet, je lui envoie des gâteaux lorsque son maître lui impose des pénitences. Cependant je crois bien que si j’avais eu une éducation plus forte, mon esprit en vaudrait beaucoup plus. Enfin le pauvre enfant travaille, gémit, et je le console ; mais au fait on en est content.  » M. de Souza a eu une attaque de rhumatisme très forte. Il est mieux et fort tranquille depuis que son fils n’est plus exposé qu’aux mécomptes ordinaires de la vie. Il va ministre en Angleterre, et j’en suis charmée. Il est toujours heureux pour le moment et surtout pour l’avenir de rester étranger à toutes les réactions, car réactions et révolutions sont synonymes. Notre ami Gallois est toujours bon, sage et jugeant mieux que personne les folies humaines. Pour moi, mon cher ami, je vis en paix avec les défauts des autres, de même un peu avec les miens. C’est mal, je le sens. Il vaudrait mieux se corriger, mais la vie est si courte ! Je tâche seulement qu’ils n’aient rien d’offensif. Je commence mes journées sans projets, je les passe, laissant tout ce qui m’entoure en repos, et je les finis sans avoir rien fait du tout, prenant le premier livre qui me tombe sous la main et m’y amusant comme si le temps était à mes ordres et m’avait promis de ralentir sa marche pour moi ! – Adieu, cher ami… votre retour me consolera de voir revenir l’hiver. « 

Morny et son temps (Parturier / Hachette / p.21)
Morny, l’homme du second empire (Dufresne / Perrin / p.49)
Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.329-330)
Le duc de Morny (Marcel Boulenger / Hachette / p.20)
Son élégance le duc de Morny (Augustin-Thierry / Amiot-Dumont / p.47)

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Contenu de la correspondance:

 » Ces barbe-bleues de l’Université « , parce qu’ils prétendent supprimer deux jours de congé (24 décembre 1823), parle sans cesse d’un joug de fer, d’un cheval trop vif qu’on enrêne trop court. Comme elle préfère le conduire au cirque !
* Le duc de Morny (Marcel Boulenger / Hachette / p.20)

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Contenu de la correspondance:

 » Vous manderai-je… qu’Auguste a découvert chez Franconi un grotesque qui fait des tours mille fois plus étonnants que le célèbre Polichinelle, des tours tels qu’il lui paraît bien plus facile, et peut-être moins digne d’estime, d’apprendre deux fois la grammaire grecque que d’imiter ce sauteur « 
* Le duc de Morny (Marcel Boulenger / Hachette / p.20)