(pas de titre)

1861

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Contenu de la correspondance:

 » Je ne vous cacherai pas que ces bruits n’avaient pas laissé que de me faire faire un retour sur moi-même, vu que votre présence au ministère des Affaires étrangères a été pour une grande part dans les motifs qui m’ont fait accepter le poste auquel j’ai été nommé… »
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.361)

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Contenu de la correspondance:

 » Je ne prévois pas encore comment nous sortirons de la question de Rome qui affecte nos affaires intérieures tout autant, sinon plus que notre politique extérieure. Abandonner le pape n’est pas moins difficile que de le soutenir, et l’accorder avec l’Italie, c’est impossible ! »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.343)

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 » Mon cher comte de Flahaut, j’apprends par M Thouvenel que notre conversation au sujet du Mexique ne marche pas, je veux vous exprimer franchement mes idées, afin que vous les communiquiez à Lord Palmerston. Lorsque le Premier ministre sera au fait des intentions que j’apporte dans cette affaire, j’espère qu’il voudra bien vous dire aussi clairement le fond de sa pensée et qu’il en résultera une entente et une action commune.
Surtout les outrages du gouvernement mexicain sont venus donner des raisons légitimes à l’Angleterre, à l’Espagne et à la France d’intervenir au Mexique. Dans quel sens cette intervention doit-elle être dirigée ? Voilà la question.
Je conçois très bien que la convention entre les trois puissances qui enverront des forces en Amérique n’établisse comme but ostensible de notre intervention que le redressement de nos griefs légitimes, mais il faut prévoir ce qui peut arriver et ne pas bénévolement se lier les mains pour empêcher une solution qui serait dans l’intérêt de tous…
J’ai mis en avant le nom de l’archiduc Maximilien. Cette idée a été acceptée avec bonheur par le petit comité résidant en France… De mon côté, je l’avoue, j’ai cru qu’il était de bon goût de ma part de proposer comme candidat éventuel un prince appartenant à une dynastie avec laquelle j’étais récemment en guerre. »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.348-349)

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16 septembre 1861
Charles de Flahaut à Thouvenel
 
 » Il ne faut pas espérer la moindre modification dans l’opinion exprimée à ce sujet. Je doute aussi (le malheureux destin de Maximilien devait lui donner raison) que l’on puisse s’attendre à la coopération des Etats-Unis, à moins que la scission qui s’est opérée n’ait complètement changé leurs anciennes dispositions ; car ils regarderaient comme contraire à leurs droits toute ingérence de la part d’une puissance européenne dans les affaires de ce qu’ils regardent comme étant uniquement de leur ressort. »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.348)

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« … D’après ce que j’ai appris, dès que les escadres paraîtront devant la Vera-Cruz, un parti considérable au Mexique est prêt à s’emparer du pouvoir, à convoquer une Assemblée nationale et à proclamer la monarchie. On m’a demandé confidentiellement, dans ce cas, quel serait mon candidat. J’ai déclaré que je n’en avais aucun, mais que, le cas échéant, il faudrait choisir un prince animé de l’esprit du temps, doué d’assez d’intelligence et de fermeté pour fonder, dans un pays remué par tant de révolutions, un ordre des choses durable, qu’il faudrait enfin que ce choix ne blessât pas les susceptibilités des puissances maritimes, et j’ai mis en avant le nom de l’archiduc Maximilien. Les qualités du prince, son alliance par sa femme avec le roi des Belges, lien naturel entre la France et l’Angleterre, le fait d’appartenir à une grande puissance non maririme, tout cela m’a paru répondre à toutes les conditions désirables. En moi, de mon côté, je l’avoue, j’ai cru qu’il était de bon goût de ma part de proposer, comme candidat éventuel, un prince appartenant à une dynastie avec laquelle j’étais récemment en guerre ».
Revue Napoléon III n° 9 (janvier à mars 2010)
La guerre du Mexique

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 » L’Empereur ne pouvait se fier complètement à personne et il avait raison, car les choix que le ministre de la Guerre lui a proposés pour remplir les cadres de son armée ont été parfois si pitoyables que j’ai eu à rejeter une proposition qui tendait à placer à la tête d’un régiment un colonel qui avait été mis de côté pour faiblesse et lâcheté. Enfin, l’Empereur, pour avoir une garantie de plus relativement au choix des officiers, me confia la mission dont avait été chargé antérieurement le comte de Lobau : de rvoir toutes les propositions qui lui venaient du ministère de la Guerre. Voici le texte de la lettre par laquelle il m’en chargeait :  » Monsieur le comte Flahaut, mon intention est de vous charger de tout le travail du personnel militaire. Recueillez donc tous les renseignements qu’il vous sera possible sur les généraux et officiers, parce que si je fais de mauvais choix, c’est à vous que je m’en prendrai.
Paris, le 18 avril 1815.
NAPOLEON. « 
Jadis (2ème série) (Frédéric Masson / Société d’éditions littéraires et artistiques / p.279)

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 » Vous me demandez mon avis, monsieur le ministre, sur la question de savoir quelle devrait être notre conduite dans cette affaire et, tout en considérant que vous êtes bien plus en position et en état de former une juste appréciation à ce sujet, je vous répondrai avec une entière franchise et vous donnerai mon avis, non pas, ainsi que disait Montaigne, comme bon, mais comme mien. Je ne sais si l’Angleterre par sa conduite cherche à acquérir une influence exclusive sur l’Italie… mais… lors même que notre conduite eût été différente, qu’elle eût été aussi agréable qu’elle a été utile à l’Italie, ce n’en aurait pas moins été vers l’Angleterre que cette dernière aurait porté les yeux et sous l’influence de laquelle elle se serait rangée. La France sera inévitablement sa rivale dans la Méditerranée et l’objet de ses craintes sur ses frontières de terre, et c’est du côté de l’Angleterre qu’elle cherchera son appui.
Cela posé que faut-il faire ? Faut-il s’empresser de suivre les traces de l’Angleterre ? Je ne le pense pas car ce serait à elle qu’on en ferait encore le mérite, en attribuant notre empressement à son initiative. Si j’étais appelé à l’honneur de donner un conseil à Sa Majesté, mon avis serait qu’Elle s’entendit avec les autres cours et cherchât à les amener à reconnaître le nouveau royaume, en obtenant de son souverain des garanties pour le maintien de la paix. Je pense qu’il faut s’attacher autant que possible à ne rien faire qui soit de nature à causer au roi de Sardaigne un mécontentement fondé, à ne pas cesser de lui faire entendre un langage ami, mais lui faire comprendre que son propre intérêt lui conseille d’accepter ce que nous nous efforçons d’obtenir pour lui… »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.344-345)
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 » Veuillez aussi vous souvenir que, lors de l’acquisition de cette maison, vous avez demandé et obtenu, outre les sommes nécessaires pour l’acquisition et les frais du contrat, un crédit de mille livres sterling pour une partie de ces mêmes réparations. Enfin il est certain que, dans l’état de cette maison, je ne peux pas l’habiter convenablement et que, d’un autre côté, dans la mienne, je ne pourrais pas remplir les devoirs de ma position… »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.352)

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« L’Autriche possède assez d’archiducs pour en donner un aux Mexicains, et, en ce qui nous concerne, nous n’aurions pas d’objection à y faire. Qui sait si une combinaison de ce genre n’aiderait pas au règlement de la question d’Italie. »
 
* Le Duc de Morny (Robert Christophe / Hachette / p.217)

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 » Vous aurez vingt mille francs tout de suite et vingt autres mille dans le courant du mois de janvier. Quant à la liste civile, elle est médiocrement prêteuse et je n’attends pas beaucoup des démarches que nous allons faire auprès d’elle. »
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.352)