(pas de titre)

1825

Toutes les correspondances de l'année :
Contenu de la correspondance:

 » Auguste, mon bon Petit Père Le Roi, est retourné sous le joug de fer. Il a, de son chef, écrit à M. de Lessert pour le complimenter sur la naissance d’une petite fille, qu’il félicite surtout, parce qu’elle n’apprendra ni le grec ni le latin. M. de Lessert me mande que sa petite lettre est charmante et si naturelle qu’il l’a lue à toute sa famille. Moi, je ne l’ai pas lue. Ce qu’a cet enfant, c’est le naturel que laisse de n’avoir jamais éprouvé de crainte chez moi. Il est lui, tel que Dieu l’a fait, sans honte comme sans vanité. S’il fait bien, cela lui paraît un coup du ciel. Il en a de la joie et point d’orgueil. S’il a tort, il croirait volontiers que c’est un maléfice, et il avoue sa faute avec une sincérité presque mathématique. Il dirait bien, j’ai eu tort jusque-là. Ensuite, j’ai eu raison. Après, le diable s’en est mêlé et je suis retombé. Mais n’est-ce pas là comme nous sommes tous ? Il est dans un moment d’effervescence, de gaîté, d’envie de rire, de jouer, qui ne va pas trop avec le grec et le latin ; mais cette bonne disposition passera, et lefroid de la vie se fera sentir plus tôt qu’il ne pense. Pauvre enfant ! Que ne m’est-il permis de le laisser évaporer son enfance, cette folie de jeunesse, qui passe si vite et pour ne plus revenir ! Mais il faut le laisser pâlir et piocher sur les dictionnaires. J’en demanderais volontiers pardon à Dieu ! « 
* Le duc de Morny (Gerda Grothe / Fayard / p.15.16)* Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.339)

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Contenu de la correspondance:

A propos de la croisade du 10 mars 1795
 
« Ce n’est pas que l’émigration fût ni la Terre sainte, ni la Terre promise. Ces nobles émigrés ont pu lire, placardé aux portes des différentes petites villes d’Allemagne : « On ne laisse séjourner ici ni juifs, ni vagabonds, ni gens sans aveu, ni émigrés. » J’ai lu de mes yeux cette mesure de prudence. »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.26)

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Contenu de la correspondance:

« Il trouve le carnaval trop court. Je lui fais entendre, comme je le puis, que les bons jours sont peu nombreux en cette vie. Il trouve cela contre nature. »
 
* Le duc de Morny (Gerda Grothe / Fayard / p.16)

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« Nous venons d’être bien inquiets, mon bon M le Roi, notre ami. Bonne mère a eu la rougeole. Actuellement cette maladie est finie, mais elle a été prise, cette nuit, de ses grandes douleurs de foie. Cependant, elle est mieux, ce matin, mais elle dit que si vous ne venez pas la voir, elle ne se rétablira point, qu’elle est une pauvre patraque, qu’enfin elle est fort triste et quoiqu’elle ait eu une maladie de jeune personne, elle a toutes les infirmités et les morosités de la vieillesse. Pour vous, vous ne connaîtrez ces malheurs que dans cent ans ; car, vous n’êtes pas encore majeur et vous êtes même plus jeune que moi, ce qui nous fait à tous bien plaisir. Plus de vers, plus de rires, plus de chansons, et le 14 de mai se passera bien tristement si vous ne venez pas raviver un peu notre maisonnette. Je suis pour toujours votre ami. »
 

Le Duc de Morny (Loliée / Emile-Paul / p.48-49)
Morny, l’homme du second empire (Dufresne / Perrin / p.51)

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Contenu de la correspondance:

« Ce que vous me dites me fait souvenir de Mme de Créqui qui avait tant d’esprit. Elle me dit un jour : « On dit que je suis méchante. Eh bien ! c’est une vraie calomnie, car je ne dis pas la moitié de ce que je pense ! »
Madame de Souza et sa famille (Baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.73

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Contenu de la correspondance:

 » Mes regrets dureront autant que ma vie. Mon mari avait veillé sur moi avec une affection si tendre, si éclairée, que je le regardais comme ma Providence sur la terre. Il a assuré mon avenir d’une manière honorable pour son nom et confortable pour mon repos ; mais je me réserve de vous rendre compte de tout ce que sa bonté, sa prévoyance ont fait pour moi dans quelques jours, car j’ai été si saisie en le voyant m’échapper pour toujours qu’il m’en est resté un tremblement dans la main dont je le soutenais, et il m’est bien difficile d’écrire. Oh ! Madame, je n’a’ jamais senti d’une manière aussi cruelle combien ce mot jamais est déchirant, et aujourd’hui où je ne cesse de penser à lui, il semble qu’une voix secrète me répète toujours : Jamais ! jamais ! tu ne le reverras ! « 

Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.337)

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Contenu de la correspondance:

 » Mes regrets dureront autant que ma vie. Mon mari avait veillé sur moi avec une affection si tendre, si éclairée, que je le regardais comme ma Providence sur la terre. Il a assuré mon avenir d’une manière honorable pour son nom et confortable pour mon repos ; mais je me réserve de vous rendre compte de tout ce que sa bonté, sa prévoyance ont fait pour moi dans quelques jours, car j’ai été si saisie en le voyant m’échapper pour toujours qu’il m’en est resté un tremblement dans la main dont je le soutenais, et il m’est bien difficile d’écrire. Oh ! Madame, je n’a’ jamais senti d’une manière aussi cruelle combien ce mot jamais est déchirant, et aujourd’hui où je ne cesse de penser à lui, il semble qu’une voix secrète me répète toujours : Jamais ! jamais ! tu ne le reverras ! « 

Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.337)

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Contenu de la correspondance:

Je vous ai écrit par Gabriel pour vous dire combien j’avais partagé votre malheur ; je n’ai reçu aucune réponse de vous. Cependant vous connaissez mes sentimens ; comment ne m’aviez-vous pas donné de vos nouvelles, et en détail, de votre santé, de votre position ? ce n’est pas bien à vous, car tous les détails que d’autres m’ont donnés ne me suffisent pas.
Je vais entreprendre un long voyage à la fin Octobre. J’espère que l’année prochaine si vous avez besoin des eaux, que nous nous y réunirons. Ecrivez-moi par Gabriel. Croyez que je serai bien heureux de vous revoir. Nous sommes biens vieillies toutes deux et bien isolées, mais on se rapproche par la pensée, par les lettres, et quoiqu’il faille toujours s’imaginer qu’on est souvent lu par des curieux, n’importe. Il est naturel de parler de sa famille, et quand on n’a rien de mal à cacher on ne doit pas se gêner, c’est trop attrister sa vie.
Adieu ; je vous embrasse tendrement. J ‘ai eu tant de visites cette année que j’ai besoin de me retrouver un peu seule.
Quand on a quitté le monde on a de la peine à s’y habituer, et il a fallu bien de la peine aussi pour se résigner à vivre seule et sans un ami pour vous entendre et vous consoler ! Mais pour moi telle a été ma destinée et j’ai dû m’y résigner.
J’ai appris avec bien de la peine qu’il n’y avait que des filles dans votre famille, c’est réellement un tort. Je n’ai jamais sçu comment le grand-père avait laissé sa fortune et si un fils auroit eu l’espoir de l’avoir. Mais avec tant de filles on doit être gêné, et cette idée est affligeante.
Adieu ; mille tendresses pour vous et votre enfant.
Ce 20 Sept. 1825.

La reine Hortense (Duc de Castries / Tallandier / p.388)
Morny, l’homme du second empire (Dufresne / Perrin / p.55-56)
Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.208-209)
The First Napoleon / Some unpublished documents from the Bowood papers / The Earl of Kerry / p. 333-334
La reine Hortense (Françoise de Bernardy / Perrin / p.432-433)

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Contenu de la correspondance:

 » Le jour de la tempête, il a été pris dans une vague qui avait plus de 20 pieds de haut. Elle l’a fait tourbillonner et l’a carnpé à fond en s’aplatissant sur sa tête ; rnais, comme c’était près du rivage, il a pu nager assez vite pour en éviter une seconde, qui accourait contre cette frêle petite personne, qui, ce jour-là, a eu assez des beautés de cet élément et n’a voulu s’y fier encore que le lendemain. Depuis, nous n’avons vu qu’une tranquille et majestueuse mer que je voudrais bien voir de ma fenêtre, à Paris. Ces vagues portent à une rêverie qui n’est pas sans douceur. « 

Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.338-339)

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Contenu de la correspondance:

 » Cher Petit Père, j’ai reçu ce matin l’agréable nouvelle que Mme de Flahaut est accouchée d’une cinquième fille. Il n’y aurait eu de mieux que d’avoir deux ou trois jumelles. Ce sera peut-être pour l’an prochain, que nous ne nommerons point l’an de grâce. »
* Madame de Souza et sa famille (baron André de Maricourt / Emile-Paul frères / p.331)