(pas de titre)

1814

Toutes les correspondances de l'année :
Contenu de la correspondance:

Tu vas voir Girardin, qui, j’espère, te portera cette lettre lui-même, ma chère Maman. J’aurais aussi pu te voir il y a trois jours, mais il m’eût été trop affreux de voir les Russes dans Paris.
Je crois que j’accompagnerai l’Empereur, soit jusqu’à la frontière, soit jusqu’au lieu qu’il doit habiter. C’est un devoir que je remplirai, car le malheur ne m’éloigne pas. Il avait pensé et désiré me garder auprès de lui. J’ai répondu que je me devais à toi avant tout. Toutes les injures dont on l’accable dans les feuilles publiques m’attachent à lui. J’ai passé avec lui la plus grande partie des nuits depuis ces derniers jours, et jamais je n’ai vu plus de calme et de courage.  » Je ne regrette rien,  » m’a-t-il dit,  » et j’aurais été plus malheureux si j’avais dû signer le traité qui aurait diminué la France d’un village qu’elle possédait le jour où j’ai juré de maintenir l’intégrité de son territoire. « 
Enfin, ma chère Maman, lorsque j’aurai rempli ce dernier devoir, je reviendrai – si les Russes nous ont délivrés de leur odieuse présence – je reviendrai près de toi, sans honte et sans regret, prêt à jouir d’un grand bonheur si Henriette se décide à le faire. Lui as-tu envoyé ma lettre ? Ecris-lui, fais-lui dire de toutes les manières que tu pourras (envois-y Morel), fais-lui dire qu’elle doit faire ses arrangements avec sa famille, que celle de son mari ne doit pas l’occuper. La séparation qui existait doit être la base de ses raisons. Qu’elle se rattache aux siens ; ils sont aimés, estimés. Aucun reproche ne s’adresse à eux, et d’ailleurs, elle n’aurait que toutes sortes de peines à attendre les autres. Enfin, ma chère Maman, une campagne avec elle et toi, mon bonheur sera parfait. Papa me serait aussi bien nécessaire ; il viendrait nous voir quelquefois.
Adieu, ma chère Maman, cherche, je t’en supplie, les occasions d’avoir des nouvelles d’Henriette et de lui faire dire tout ce que je viens de te mander, et de me dire si elle l’approuve.
Adieu. Je t’embrasse de tout mon cœur, et t’aime bien de toute mon âme, ma chère et bonne mère. Mille affections à Papa. Embrasse ma passion.
Girardin te remettra ma montre. Faites que Breguet y mette un verre, et renvoie-la moi par Girardin, si tu le peux.
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.123-124, 128-129)* The First Napoleon / Some unpublished documents from the Bowood papers / The Earl of Kerry / p. 306-307* Hortense, reine de l’Empire (Constance Wright / Arthaud / p.194)* La reine Hortense (Françoise de Bernardy / Perrin / p.236)

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Contenu de la correspondance:

« Enfin nos efforts, notre courage n’auront servi à rien. Après avoir décidé l’Empereur au plus grand sacrifice qu’un homme puisse faire, nous courbons la tête sous le joug de l’étranger, et déshonorons la nation. On ne peut plus dire :  » J’ai l’honneur d’être Français « . Aussi suis-je bien décidé à n’en conserver que la naissance, mais à n’occuper aucun emploi dans un pays aussi avili… Envois cette lettre à Henriette comme tu le pourras, dans de la soie – enfin tâches qu’elle lui arrive. »

Charles de Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.122)
Morny, un voluptueux au pouvoir (Rouart / Gallimard / p.64)
The First Napoleon / Some unpublished documents from the Bowood papers / The Earl of Kerry / p. 305

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Contenu de la correspondance:

« Le bonheur n’éveille pas beaucoup sa sensibilité pour les autres. »
 
* Morny, un voluptueux au pouvoir (Rouart / Gallimard / p.65)

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Contenu de la correspondance:

« J’ai chargé M de Flahaut de te dire verbalement tout ce qu’il a pu recueillir ici. Je crains bien que l’on nous joue et que l’on veuille m’empêcher de te rejoindre… »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.125)

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Contenu de la correspondance:

« Ce que je lui (Napoléon) rapportai de l’impératrice (Marie-Louise), et ce que lui dit aussi M de Flahaut, lui fit grand plaisir… »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.125)* La reine Hortense (Françoise de Bernardy / Perrin / p.237)

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Contenu de la correspondance:

« Voici mon adhésion. Je ne ferai le voyage que si l’Empereur l’exige absolument, mais il est difficile de se refuser à faire une chose qu’un sentiment intérieur vous ordonne de faire, et qu’un honnête homme qui ne m’aimerait pas me blâmerait de n’avoir pas faite…Quelle agonie que ce séjour, ma chère Maman. Tu ne peux t’en faire aucune idée. Enfin cela passera
Si je peux la consoler, je serais bien heureux d’assurer mon propre bonheur en faisant le sien. Ma vie tout entière lui appartient et, avec elle, je serai le plus heureux des mortels. Il est préférable que dans cette situation je ne sois pas auprès d’elle. Je suis désolé qu’elle n’ait pu arranger son divorce ; cela aurait aplani toutes les difficultés. Mais pourquoi ne me donnez-vous pas plus de détails sur elle ? Elle aurait eu certainement le consentement de son frère… »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.125, 130-131)* La reine Hortense (Emile Pagès / Collection La Vie amoureuse / p. 82)* The First Napoleon / Some unpublished documents from the Bowood papers / The Earl of Kerry / p. 306* Secrets et malheurs de la reine Hortense (Pierre de Lacretelle / Hachette / p.140-141)* La reine Hortense (Françoise de Bernardy / Perrin / p.238)

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Contenu de la correspondance:

« C’est M de Flahaut qui t’apportera cette lettre, je te prie, donne-moi de tes nouvelles aussi souvent que possible, je t’écrirai tous les jours, et je penserai toujours à toi… »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.125)

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Contenu de la correspondance:

« Il se passe un grand événement. Puisse-t-il rendre le repos à ma malheureuse patrie ! Si les étrangers sont de bonne foi, cela sera. Je me suis conduit dans cette circonstance comme je ferai toujours, avec honneur, et en disant de dures vérités… J’ai été témoin oculaire et partie dans de bien grands événements. Le grand Ecuyer a déployé le plus beau caractère qu’il y ait jamais eu. Quelle âme élevée ! »

* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.120)* The First Napoleon / Some unpublished documents from the Bowood papers / The Earl of Kerry / p. 304

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Contenu de la correspondance:

 » Le général de Flahaut est encore un jeune homme… Il voit la plupart des généraux qui marquaient par leur dévouement à Napoléon. Les général Exelmans, qui est son ami intime, venait très souvent chez lui. Le général Flahaut a aussi des liaisons avec les généraux Marchand, Belliard et le maréchal Pérignon. Il voit encore parfois les maréchaux Marmont, Ney, Oudinot et Davout. Il se présente de temps à autre à la Cour. Il est allé avec son beau-père, le comte de Souza,… rendre quelques visites à l’ambassadeur d’Angleterre [Wellington]. Il va souvent chez la duchesse de Saint-Leu…
Le général de Flahaut manifeste hautement son attachement pour le roi Murat ; et on paraît ne former aucun doute sur ses mauvaises dispositions à l’égard du gouvernement actuel… »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.138)

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Contenu de la correspondance:

Dans la lettre qu’il adressa le 22 février 1814 ? à son beau-père et dans ses instructions à Flahaut, chargé d’aller négocier à Lussigny, Napoléon déclara qu’il ne traiterait que sur les bases de Francfort, ne pouvant rendre la France plus petite qu’il ne l’avait reçue.
* Napoléon (Lefebvre / PUF / p.563)
Voir pages numérisées sur les négociations de Lusigny