(pas de titre)

1807

Toutes les correspondances de l'année :
Contenu de la correspondance:

 » Je vous aime à la Flahaut , sans en avoir le même droit « 

Talleyrand le Prince immobile (Emmanuel de Waresquiel / Fayard / p. 107)

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Contenu de la correspondance:

« De l’esprit ? brtt ! Qui n’en a pas comme cela ? Il chante bien ? Belle qualité pour un soldat qui, par état, est presque toujours enroué. Ah ! Il est joli garçon, voilà ce qui vous touche, vous autres femmes… Eh bien ! Je ne lui trouve rien du tout d’extraordinaire. Il ressemble à un faucheux avec ses éternelles jambes… »
« Ce n’est pas de la tournure naturelle ! Il faut avoir de la tournure. Pour avoir de la tournure, voilà comment il faut être. »
 

Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.60)
Morny, un voluptueux au pouvoir (Rouart / Gallimard / p.41)
Le Duc de Morny (Robert Christophe / Hachette / p.21-22)
Mémoires (Duchesse d’Abrantès)
Le Duc de Morny (Loliée / Emile-Paul / p.28)
Hortense de Beauharnais (Françoise de Bernardy / Perrin / p.182)

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Contenu de la correspondance:

« Me permettez-vous de vous accompagner demain matin chez Gérard (peintre) ? Tout le monde y court pour voir le portrait de Madame Walewska », écrivait alors le comte Charles de Flahaut à Anna Potocka.
* Marie Walewska (Sutherland / Perrin / p.199)

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Contenu de la correspondance:

« Parle de moi à Sophie [il s’agit d’Hortense], offre-lui un peu de cet ambre que je t’ai envoyé et donne-moi de ses nouvelles (…) Si tu pouvais m’assurer de l’intérêt de sa tante [Joséphine] par l’intermédiaire de sa fille [Hortense], cela me serait très utile. Mais ne le tente que de cette manière, car si ton oncle [Napoléon] apprenait que toi et moi avons rien à y voir, il serait aussitôt hostile. »
 

Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.63)
Morny, un voluptueux au pouvoir (Rouart / Gallimard / p.41)
Hortense, reine de l’Empire (Constance Wright / Arthaud / p.128
Hortense de Beauharnais (Françoise de Bernardy / Perrin / p.183)

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 « Aujourd’hui, j’ai écrit au grand duc de Berg pour lui renouveler ma demande de te rappeler auprès de lui. J’y mets toute l’insistance d’une chose personnelle ; et elle l’est.
Quand tu rencontreras quelque chiffon de papier, écris-moi comment tu te portes, ce que tu fais et ce que tu veux. Tu es un des premiers intérêts de ma vie ; et quand je dis cela, je les réduis à deux ou trois.
Je t’embrasse et te presse contre mon cœur. »
(Lettre récemment découverte par P.L. et J.P. Couchoud au château de Bowood.)
 

Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.62)
Morny, un voluptueux au pouvoir (Rouart / Gallimard / p.42)
Talleyrand ou le cynisme (Castelot / Perrin / p.269)
Talleyrand le Prince immobile (Emmanuel de Waresquiel / Fayard / p. 108 et 370)

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Contenu de la correspondance:

 » Mille et mille tendresses à ma chère cousine, si elle est encore à Paris. Son père (Louis) va-t-il la ramener à la campagne, ou va-t-elle le passer à Paris ?… Je ne peux vraiment lui écrire. Elle m’est trop chère pour que je le fasse à la hâte comme j’y serais contraint dans ce moment. « 
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.64)* Hortense, reine de l’Empire (Constance Wright / Arthaud / 1964 / p. 128-129)* Secrets et malheurs de la reine Hortense (Pierre de Lacretelle / Hachette / p.113)* Hortense de Beauharnais (Françoise de Bernardy / Perrin / p.184)

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 » Votre jeune aide de camp (Flahaut) est bien libertin. « 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.60)* Hortense de Beauharnais (Françoise de Bernardy / Perrin / p.182)

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Contenu de la correspondance:

 » Si tu pouvais m’assurer l’intérêt de ta tante (Joséphine) par l’intermédiaire de sa fille (Hortense), cela me serait très utile. Mais ne le tente que de cette manière, car si ton oncle (Napoléon) apprenait que toi ou moi avons rien à y voir, il serait aussitôt hostile. « 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.63)* Hortense, reine de l’Empire (Constance Wright / Arthaud / p.128)* Hortense de Beauharnais (Françoise de Bernardy / Perrin / p.183)

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 » Les lettres de Sophie (Hortense) sont vraiment gentilles (affectueuses), mais la nouvelle qu’elle est enceinte me frappe plus que je ne peux dire… Ne lui répétez pas, car elle doit être suffisamment malheureuse ainsi. Je ne sais pourquoi je suis inquiet et je redoute pour elle de grands ennuis.
Sophie serait capable d’oublier trois ans d’indifférence si elle savait son ami malheureux, mais elle oublierait tout aussi bien trois ans de bonheur plutôt que de risquer le moindre désagrément.
J’ai maintenant une quantité de cheveux gris. J’en mets une demi-douzaine que je veux te demander d’envoyer à Sophie pour qu’elle voie la couleur des cheveux de son ami. »
* Le cœur de la reine Hortense (Bordeaux / Plon / p.59)* Hortense, reine de l’Empire (Constance Wright / Arthaud / p.128* Secrets et malheurs de la reine Hortense (Pierre de Lacretelle / Hachette / p.114)

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Lettre d’Hortense de Beauharnais à Lavalette , et copie à Eugène de Beauharnais
21 avril 1807, La Haye
Je saisis toutes les occasions, mon cher Lavalette, pour vous écrire un peu à mon aise. Vous saurez pour nouvelle qu’il n’y a rien de nouveau ici, si ce n’est que nous comptons aller bientôt au Loo et qu’il n’y a ni lits, ni chaises, ni cuisine.
Le Roi a été faire une petite tournée au Helder ; il revient vendredi. Nous sommes en apparence beaucoup mieux ensemble. Il resta à présent tous les soirs, et les personnes qui auraient craint de se compromettre en venant me voir pendant ce temps abondent à présent. L’Empereur, qui avait appris la manière dont nous étions, a écrit une lettre terrible au Roi ; il lui dit qu’il sait qu’il me rend malheureuse, qu’il lui souhaiterait une femme comme il en connaît à Paris et qu’au lieu de cela il a une femme vertueuse mais qu’il ne sait pas apprécier. Vous voyez, mon cher Lavalette, que la manière dont l’Empereur parle de moi et l’opinion qu’il a la bonté d’en avoir est bien faite pour me consoler et pour me donner la force de tout supporter.
Ne parlez jamais de tout cela à l’Impératrice, car il vaut mieux qu’on ignore tout cela, et, comme cela lui ferait du chagrin, elle le dirait. L’Empereur gronde aussi pour l’Ordre de Hollande donné à trop de monde et établi sans son consentement. Je ne sais pas à qui en France il permettra de le porter, mais il n’apparaît guère disposé à l’accorder à tous. La Hollande est un foyer d’intrigues ; heureusement que je suis nulle dans toutes et que je ne mêle de rien, car j’en verrais de belles. D’abord, comme on aime à tout savoir, tout le monde veut instruire et c’est toujours aux dépens les uns des autres.
Un Français part pour l’armée ? Aussitôt tout le monde chante victoire. L’illustre Sénégra, au teint pâle et livide, tient le sceptre de la police, des bêtises et des vilénies. Tout le monde le craint, le déteste et le ménage. Dans le Palais surtout, il faut faire attention comme l’on crache, l’on tousse, ou l’on se mouche ; moi seulement, avec mon air habituel d’indifférence, j’ai l’air de ne rien voir. Je reçois tout le monde également bien, excepté ceux qui me manqueraient ; je l’ai souffert longtemps sans rien dire mais, à présent, je ne souffrirai plus.
Le Roi s’occupe beaucoup de ses affaires, mais je crois qu’il manque beaucoup de stabilité dans ce qu’il fait. Je crois que, pour un roi, il faut mieux faire mal mais y tenir quand une fois on l’a fait. S’il voit tout le monde d’accord pour vanter un homme et que lui-même trouve qu’il le mérite, au lieu de lui accorder une grâce, il lui en accordera six : tout cela fait des jalousies et étonne même la personne qui les reçoit.
Vous voyez, mon cher Lavalette, que je vous parle bien à coeur ouvert. Je juge dans mon petit coin tout ce qui se fait, mais je ne le dis pas ; cependant, quelquefois, je suis tout fière de voir qu’une chose qui me choquait, sans me rendre compte pourquoi, l’Empereur le blâmait aussi ; cependant cela m’étonne moins en pensant à mon esprit patriotique qui me fait penser que tout doit céder à la France et que ce sera toujours l’intérêt de qui y cédera. Voilà, je crois, un beau cours de politique ; je ne me rappelle pas d’en avoir tant fait ; il est vrai que c’est bien ce qui m’occupe le moins.
Je sais qu’Eugène mène bien sa barque et cela me rend toujours heureuse de penser qu’il satisfasse l’Empereur (sic) ; c’est au moins la consolation qui nous est due ; je voulais lui écrire aujourd’hui mais je trouve qu’il est tard et que vous pourriez bien lui envoyer cette lettre. Ma politique le fera rire et ma confiance en vous ne le surprendra pas, car nous ne faisons toujours qu’un pour l’amitié que nous vous portons. J’embrasse Emilie et votre petite-fille.
Dites-moi donc pourquoi on ne joue plus la comédie à Malmaison. Quelle est la raison qui a fait rompre ce projet ?
Hortense
P.S. Ce mardi 21 avril. J’ai eu un plaisir extrême hier à entendre la Grassini dans Cléopâtre : comme elle est supérieure sur le théâtre ! C’est la première chose de bonne que j’ai entendue depuis que j’ai quitté Paris.