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1806

Toutes les correspondances de l'année :
Contenu de la correspondance:

Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène
22 février 1806 , Paris
Je compte toujours t’écrire des détails, mais vraiment, depuis quelque temps, nous sommes toujours en l’air. J’ai reçu ta lettre : que la phrase de l’Empereur ne te fasse pas de peine, c’était un moment de colère. Je t’ai écrit par une occasion ; mais je crois que tu n’auras ma lettre que dans longtemps. Fais le sacrifice de ta maison : l’Empereur trouve qu’il est plus convenable que tu loges aux Tuileries. Tu sais le mariage de Stéphanie avec le prince de Bade. L’Empereur l’adopte pour fille. Je suis vraiment fâchée de tout cela car on sera jaloux de nous et on nous aimera encore moins.
Adieu, mon cher Eugène, je t’aime, t’embrasse ; tu me manques à tous les moments de ma vie. Qui pourra jamais te remplacer auprès de moi ?
Hortense

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Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène
23 août 1806, Mayence
Je pars demain pour Aix-la-Chapelle, mon cher Eugène. Le Roi y est depuis quelques jours ; mais comme j’ai été un peu malade, on m’a mis les sangsues, et je suis restée quelques jours de plus.
Je ferai le voyage jusqu’à Cologne en yacht. Adèle est venue me rejoindre et, étant un peu libre, je crois que notre voyage sera fort joli.
Adieu, mon cher Eugène, quand nous verrons-nous ? Dieu le sait, mais il nous le fait assez attendre et assez désirer.
J’embrasse ta femme.
Hortense

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Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène
25 octobre 1806, Mayence
L’Empereur est sans doute déjà à Berlin, mon cher Eugène ; les nouvelles que nous t’envoyons disent qu’il devait y aller ; le roi de Prusse veut la paix. L’Empereur fait venir M. de Talleyrand, il part lundi ; ainsi j’entrevois encore une espèce de bonheur ; mais je n’ose pas encore m’y fier ; j’ai été si souvent trompée, que je n’ose plus faire de projets.
Croirais-tu que, malgré tout cela, je suis triste ? Je me vois bientôt sur le chemin de La Haye qui n’est pas gai de ce temps-ci et, si j’ai joui d’un peu de tranquillité depuis que je suis ici, ce n’aura pas été long ; cependant je ne suis pas assez égoïste pour désirer que cela dure plus longtemps. J’espère enfin que ces fêtes, après lesquelles nous avons si longtemps soupiré, arriveront ; il faut que j’aie toujours un point comme cela pour supporter avec patience l’ennui que j’éprouve souvent.
Adieu, mon cher Eugène, je t’aime et t’embrasse de tout mon coeur. Mille choses à ta femme.
Hortense

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Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène
27 décembre 1806, Mayence
De la main du prince Napoléon-Charles :
Mon cher Nonnonque et ma chère Tata, je vous souhaite une bonne année à tous deux. Je voudrais bien vous voir et je vous embrasse de tout mon coeur.
Napoléon
De la main de la Reine :
Tu vois du style de Napoléon ; il est laconique mais quand il parle de nonnonque Eugène, il l’est beaucoup moins. Quand il met son chapeau de travers, il dit : « C’est comme nonnonque Eugène » , et quand il voit un joli portrait, il dit : »C’est tata Eugène »
Pour ce nouvel an, je n’ose pas faire de projet. Cependant, j’espère que l’année ne se passera pas sans que nous ne soyons réunis ; je serais trop malheureuse si je n’avais pas cette espérance. Les nouvelles d’hier sont de Kutno ; l’Empereur s’y était arrêté en allant à Varsovie. Les chemins sont si épouvantables que la calèche, dans laquelle étaient Duroc et Caulaincourt, est versée. Duroc a eu la clavicule cassée ; heureusement il se trouvait un chirurgien qui lui a été fort utile ; il a écrit à sa femme ; il ne souffre plus, mais il est dans un village et il ne peut continuer cette campagne, ce qui doit être bien triste pour lui. Cela a dégoûté l’Empereur de voyager la nuit, ce qui est bien heureux car on dit que, dans ces chemins, c’est fort dangereux.
Il paraît bien qu’on va se battre avec les Russes, car le courrier nous a dit que l’Empereur avait donné l’ordre de faire partir la Garde pour qu’elle aille le rejoindre. Mon Dieu, que c’est triste de voir l’Empereur si loin !
Les paysans se sont un peu révoltés près de Cassel. Le général Lagrange n’a qu’un régiment. Il est fort dans l’embarras ; mais on espère que cela n’aura pas de suite.
Je suis bien triste de quitter maman dans ce moment, ca elle est bien seule ; mais tu avoueras que ma position est bien embarrasante.
Hortense

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Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène
30 juillet 1806, Mayence
Je commençais à être bien triste, mon cher Eugène, de ne pas recevoir de tes nouvelles. Maman, qui est toujours paresseuse, ne m’avait pas écrit depuis mon départ et j’ai tant besoin de croire que l’on pense à moi que je commençais à m’affecter. Heureusement, hier, j’ai reçu une lettre de maman et deux de toi. Quel bonheur si nous pouvons être tous réunis dans un mois ! J’espère que la grossesse de ma belle-soeur ne l’empêchera pas de faire le voyage. Je suis persuadée que nous nous aimerons beaucoup ; puisqu’elle fait ton bonheur, tu ne peux pas douter de tous les sentiments qu’elle m’inspire déjà.
Nous sommes depuis dix jours à Mayence et nous allons tous les matins prendre les eaux à Wiesbaden ; elles sont un peu fortes et ma fatiguent beaucoup ; mais on dit que c’est l’effet habituel et que c’est un bien.
J’ai Napoléon avec moi ; tu ne le reconnaîtrais pas ; si tu savais comme il est gentil ! C’est déjà un homme ; il ne me quitte jamais, me tient compagnie ; je pense avec chagrin que, quand il aura sept ans, il faudra m’en séparer ; car tu sais que, d’après l’arrêté de l’Empereur, nos enfants doivent être élevés à Meudon ; mais avant sept ans on nous les laisse. Je crois que, quand ce temps arrivera, j’irai aussi me mettre en pension avec eux. Mon petit Louis est resté à La Haye ; il se porte aussi fort bien et devient bien gentil.
Adieu, mon cher Eugène, mon meilleur ami, je t’aime et t’embrasse de tout mon coeur.
Hortense
Ecrit de la main de l’enfant :
J’embrasse Nonnonque et Tata Eugène
Napoléon

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Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène
4 février 1806 , Paris
Comme il y a longtemps que je ne t’ai pas écrit, mon cher Eugène, mais comme j’ai parlé de toi !… J’ai dit à l’Empereur combien tu étais reconnaissant de toutes ses bontés. Je n’ai pas osé montrer tout le chagrin que je ressens de te voir fixé pour toujours en Italie, mais la vérité est que cela me fait bien de la peine. Heureusement pour toi que tu vas avoir un intérieur agréable, mais il n’y a pas pour moi de consolation. L’Empereur disait hier qu’il voulait faire bâtir un beau palais, près du Louvre, pour un Roi quis serait dans le cas de venir à Paris : cela prouve qu’un roi ou un vice-roi peut se déplacer sans inconvénient pour nous faire visite ; ces voyages seront rares, mais ce sera un temps de bonheur pour moi.
Depuis l’arrivée de l’Empereur, nous sommes en cérémonie presque tous les jours : il m’a demandé un petit bal pour demain.
Ecris-moi, je te prie, mais en détail, tout ce que tu penses ; j’ai besoin de le savoir. On m’a donné ta dernière lettre avant-hier ; j’ai bien parlé et bien pensé à toi ; mais écris-moi comme si tu me parlais : nous avons besoin de ces illusions puisque nous devons être séparés.
Hortense

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Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène
6 juin 1806
Hier, le prince a été proclamé roi de Hollande ; j’ai reçu aussi la députation, et il n’y a plus rien à présent, mon cher Eugène, qu’à avoir du courage. Tout le monde pleure autour de moi ; maman n’est pas raisonnable et moi, qui suis la plus malheureuse, il faut encore que je console tout le monde.
L’Empereur veut que nous partions mercredi prochain ; je vais donc encore m’éloigner de toi ; j’ai la promesse cependant que, quand tu viendras à Paris, on me préviendra tout de suite. Je serais trop triste de ne pas te voir. Ecris-moi souvent : tu dois penser combien j’ai besoin, dans ce moment-ci, de ton amitié pour soutenir mon courage.
J’emmène mes enfants. Adieu, je t’embrasse comme je t’aime.
Hortense

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Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène
7 décembre 1806, Mayence
Tu me fais compliment, mon cher Eugène, de mon voyage et j’ai vraiment peur qu’il ne se fasse pas de sitôt ; je suis bien indécise sur ce qu’il faut que je fasse. Le Roi me croit déjà à Berlin ; l’Empereur m’écrit du 29 de Posen : il me dit toujours qu’il sera bien aise de me voir, mais que notre départ est retardé, vu son voyage de Pologne où il sera occupé pour quelques jours. C’est presque me dire d’attendre et que cela ne sera pas long, mais je crains que cela ne convienne pas à tout le monde. Enfin, comme on ne m’en saura pas meilleur gré, je suis décidée à attendre encore. M. de Talleyrand est parti de Berlin pour Posen, ce qui est bon signe. L’Empereur dit à l’Impératrice que les Russes fuient et que ses troupes sont aux portes de Varsovie. Je crois bien qu’il y aura une affaire avec les Russes qui finira tout cela, mais cela peut être encore bien long.
Le général Duroc, que l’Empereur a envoyé au roi de Prusse, écrit à sa femme qu’il a vu les beaux yeux de la reine de Prusse baignés de larmes, que le Roi était aussi fort triste, mais qu’il n’a rien voulu faire de ce que l’Empereur désirait. Il est maintenant à la merci des Russes et ne peut faire que d’après leurs ordres.
Les avis sont partagés ici sur le roi de Pologne ; on dit que l’Empereur désirera peut-être y mettre son frère qui porte son nom ; d’autres nomment Murat ; ce qu’il y a de sûr c’est qu’il y compte un peu : en partant d’ici il a dit, à ce qu’on m’a répété, que c’était un beau royaume, mais que c’était un peu loin et il a laissé voir que cela serait sans doute son lot. Les gens qui ont de l’ambition sont bien heureux ; ils ne nous ressemblent pas, mais, aussi, ils ne s’aiment pas comme nous.
Adieu, je t’embrasse ainsi que Napoléon.
Hortense
P.S. Entre autres commissions que je te prie de faire pour moi c’est de m’envoyer quelquefois du crêpe, mais seulement du blanc, parce que c’est le seul dont on se sert. En revanche, je viens de faire une petite emplette de gilets et de casimir fort beau que je t’enverrai ; tu en as peut-être en Italie ; cependant on dit qu’il est plus beau ici.
Quand tu trouveras de petites mosaïques ou autres pierres bonnes à faire des petits sentiments, tu m’en enverras ; plus elles sont petites, plus c’est joli. ….. voilà les grandeurs.
Les sentiments sont très à la mode ici ; j’ai donné un petit coeur d’émeraude à la princesse héréditaire de Hesse-Darmstadt ; elle est très amie de la princesse Auguste et nous avons beaucoup parlé d’elle ensemble. J’écrirai demain à ma belle-soeur. Aujourd’hui embrasse-la pour moi. L’Impératrice va envoyer à Mannheim pour faire partir tout de suite la bonne qui doit aller avec Mme Franjeau. Si tu craignais pour ta femme, tu pourrais écrire à Lavalette pour faire partir tout de suite Mme Franjeau, car il ne faut pas se trouver dans l’embarras et l’on peut fort bien avancer, surtout si elle est grosse. L’Impératrice a fait faire une layette que la garde doit porter.
Adieu, car je bavarde assez aujourd’hui.
Hortense

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Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène
avril 1806
Notre bal de dimanche était superbe, mon cher Eugène, et nos quadrilles fort jolis ; nos chevaliers portaient nos couleurs, ce qui, ayant l’air de la chevalerie, ne peut pas manquer de plaire aux dames.
Toutes les nouvelles qui viennent de Milan ne parlent pas de tes plaisirs, mais de ton travail ; il faut cependant prendre garde que ta santé ne s’en ressente. Tu avais tant l’habitude de l’exercice que, de ne plus en faire du tout, pourrait de faire mal.
Tes chasseurs ont manoeuvré dimanche dernier à la parade, et toujours fort bien. L’Empereur en a été content. J’ai toujours du plaisir à les voir ; je leur parle de toi et je vois qu’ils te regrettent toujours beaucoup.
Si ta femme est décidément grosse, pourras-tu venir pour les fêtes de mai ou de juin, car je crois qu’elles seront pour ce temps-là ? Si tu viens, j’irai au-devant de toi au moins à une trentaine de lieues. Ainsi tu me diras juste le jour de ton arrivée.
Adieu, mon cher Eugène, je t’embrasse comme je t’aime.
Hortense
P.S. Mille choses à ta femme

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Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène
16 janvier 1806
Lavalette a dû t’écrire, mon cher Eugène, et te raconter toute notre petite fête d’hier. Plusieurs de tes chasseurs, tes trompettes, ton appartement et ton portrait, il n’en fallait pas tant pour me faire pleurer ; cependant la fête m’a été fort agréable. J’ai pensé que c’était un jour de bonheur pour toi et qu’il fallait me réjouir, ne plus penser à notre séparation, quoiqu’elle soit bien pénible dans ce moment-ci.
L’Empereur a eu la bonté de m’écrire ; il me dit que tu épouses une femme charmante et que j’aurai en tout une soeur digne de moi. Tu vois qu’il me gâte et que cela pourrait me donner de la vanité si je ne connaissais son indulgence pour moi.
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J’espère que ta femme m’écrira un petit mot ; il me tarde de ne plus être en cérémonie avec elle. Dis-lui combien je l’aimerai ou plutôt comme je l’aime déjà, car, à présent, elle est ma soeur et mon attachement sera partagé entre vous deux. Je crois que tu ferais bien d’écrire un petit mot à Louis ; je te dirai que je ne lui ai rien dit de ton mariage ; il l’apprendra par les journaux ; j’aurais eu trop de reproches à lui faire et j’ai préféré le silence : s’il le sent, c’est assez expressif ; mais toi, tu dois ignorer tout cela et, comme l’Empereur en a fait part à toute la famille et qu’il n’a pas pensé à Louis, je crois que tu ferais bien de le faire.
Ecris-moi donc ce que tu deviens. Ta maison est charmante, c’est la plus belle de Paris et la plus soignée ; l’appartement du bas, qui est le moins beau, a eu le plus grand succès hier. J’ai dansé avec un de tes chasseurs ; c’est un capitaine qui a une blessure au nez. Ils parlent tous de toi et demandent toujours quand ils te verront. Tu aurais vu que tu n’es pas aimé pour moi seule, si tu avais été hier parmi nous.
Tout le monde était attendri de se retrouver dans cette jolie galerie où nous nous sommes tant amusés et de ne t’y voir qu’en peinture, car ton portrait faisait un peu illusion. Il est si ressemblant ! C’est celui de Gérard. Il était couronné de myrtes ; il ne nous manquait que celui de la princesse Auguste, mais j’espère bien que tu me l’enverras.
Adieu, mon cher Eugène, de tes nouvelles surtout. Pense combien je suis triste et combien j’ai besoin de cette consolation.
Hortense
P.S. Je n’écris plus à maman, car je crois qu’elle sera bientôt ici. Dis-moi où il faut que je t’adresse mes lettres.

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