(pas de titre)

1860

Toutes les correspondances de l'année :
Contenu de la correspondance:

Accepte de devenir ambassadeur
« Je désirerais vivement cependant qu’il ne fût question de moi que lorsque la décision relative à Persigny aura été définitivement prise ; il a toujours été parfaitement bien pour moi. »

Morny, l’homme du Second Empire (Dufresne / Perrin / p.308)
Morny et son temps (Parturier / Hachette / p.202-203)
Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.337)

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Contenu de la correspondance:

« L’Empereur, lui dit-il le 17 septembre 1860, est bien loin de ressembler à son oncle sous le rapport de l’ambition, on n’a rien à craindre de lui. Il est très contrarié de la conduite du Piémont, mais que peut-il y faire ? Et enfin, est-ce du côté de l’Angleterre que ce qui se passe en Italie devait trouver de la désapprobation ? L’Europe d’aujourd’hui ressemble-t-elle à celle de 1815 ? Une coalition contre la France la forcerait à se mettre à le tête des nationalités, à faire une guerre de propagande et de révolution, et d’émancipation en Russie, en Hongrie, en Autriche ; toute l’Italie sous un sceptre libéral, cela pourrait bien tourner à la confusion des souverains absolutistes, au renversement des trônes. Et tout cela pour une défiance injuste, pour des misères et sans qu’on n’ait jamais fait quoi que ce soit contre l’Angleterre, contre son honneur ou ses intérêts, loin de là, car jamais l’Empereur n’a perdu une occasion de lui témoigner sa sympathie et son désir de bien vivre avec elle.
Chère Emilie, usez de votre influence et de votre bon sens pour adoucir, persuader. Clarendon a vu l’Empereur, je sais qu’ils ont été très contents l’un de l’autre. C’est donc Palmerston ou Russel. »
 

* Morny et son temps (Parturier / Hachette / p.201-202)

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Contenu de la correspondance:

« Flahaut représente tout simplement Morny a latere, »
 
* Dans l’entourage de l’Empereur (Emile Dard / Plon / p.68)

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Contenu de la correspondance:

 » Flahaut a soixante-dix-huit ou quatre-vingts ans, c’est évidemment une galanterie qu’on aura voulu faire à Lord Palmerston, et je n’y verrais pas grand mal. Cela pourra aller jusqu’à ce qu’ils s’éteignent ensemble, mais on dit que Mme de Flahaut est fort vieillie et c’est plus grave, car de fait elle porte le pourpoint. »
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.338)

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Contenu de la correspondance:

« Je ne puis vous dire à quel point je suis triste de l’aigreur qui paraît s’établir entre la France et l’Angleterre à propos de la Savoie. Comment un pays qui s’est si peu gêné pour prendre tout ce qu’il peut prendre partout dans le globe, nous marchande-t-il un territoire insignifiant qui nous est cédé volontairement et légitimement dû par suite de la modification du Piémont… L’Empereur se trouve tout blessé de la défiance qu’on lui témoigne et, si cela dure, ses dispositions à l’égard de l’Angleterre se modifieront évidemment ; ce sera bien regrettable, car je vous jure que jamais l’Angleterre ne trouvera un souverain pratiquant l’alliance avec plus de cordialité et de sincérité. »
 
* Morny et son temps (Parturier / Hachette / p.200)

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Contenu de la correspondance:

 » J’ai été rendre visite à Mme de Flahaut, elle est très contente. »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.338)

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 » Mais c’est la guerre ?

Eh bien, si c’est la guerre, c’est la guerre. Que voulez-vous ? Nous sommes prêts et nous l’attendons de pied ferme.
Vous êtes seul juge, et vous avez pu apprécier l’état de l’opinion. »

 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.336)

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Contenu de la correspondance:

 » L’empereur, monsieur le comte, vous dit en trop bons termes les sentiments que lui inspire votre acceptation de l’ambassade de France à Londres pour que j’ose, à mon tour, vous parler des miens. Vous nous servez, en quelque sorte, par votre seule présence… »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.340)

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« L’Empereur et M Thouvenel, dit-il, sont bien ennuyés des rapports avec L’Angleterre. Palmerston et John Russel nous créent des difficultés partout et avec une mauvaise foi et une perfidie indigne d’eux ; on les rencontre partout, excitant contre nous, en Syrie, en Allemagne, à Constantinople ; Persigny n’est plus bon à rien. Il est tour à tour trop violent ou trop caressant. Jamais de mesure ni de dignité. Il veut revenir au pouvoir, disant que ses affaires sont dérangées et que son ambassade lui coûte trop cher. Il demande une augmentation de 50 000 francs, ce qui ferait 350 000 francs et son loyer payé. On a fait la dernière des choses en achetant la maison. S’il menace de s’en aller, Thouvenel ne serait pas éloigné de le prendre au mot dans l’intérêt de nos rapports. Il voudrait avoir là quelqu’un de sérieux, de digne, de mesuré ; il m’a dit : « Croyez-vous que, le cas échéant, M de Flahault voudrait accepter ce poste ? » Je lui ai répondu que j’en doutais, à moins peut-être que ce fût un acte de dévouement à la paix publique, à l’Empereur et à la France. « Du reste, a-t-il ajouté, s’il acceptait, il devrait compter que jamais je ne sacrifierais sa dignité ni son honneur en lui faisant tenir un langage contraire à la vérité. J’aurais plus de soin de sa dignité que de la mienne propre. » Il est impossible de s’exprimer sur vous avec plus de déférence. »
 

Morny, l’homme du second empire (Dufresne / Perrin / p.308)
Morny et son temps (Parturier / Hachette / p.202)
Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.337)

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Contenu de la correspondance:

 » Vous devez savoir l’influence Azeglio (le ministre sarde à Londres) dans la famille Palmerston ; elle a pour effet d’exciter le chef du ministère anglais à s’élever avec violence contre tout ce qui met un temps d’arrêt à la marche annexionniste du gouvernement piémontais, et je crois que mon prédécesseur vous a instruit des scènes violentes du chef susdit, de sa femme et de sa fille.
Quant à moi, je peux vous dire d’avance qu’on ne se permettra jamais vis-à-vis de moi de telles inconvenances…
J’espère que vous m’approuverez, mais mon projet est d’avoir avec Lord John Russell le moins de conversations possible sur les principes abstraits de politique, de me borner aux faits, d’éviter toutes les récriminations, de faire usage de mes très anciennes relations avec lui pour aplanir des difficultés, mais cependant de ne pas en faire un motif pour écouter des reproches qu’il serait disposé à se permettre d’adresser à mon gouvernement, car on me dit qu’il est assez monté dans ce moment-ci. »
 
* Flahaut (Françoise de Bernardy / Perrin / p.340-341)