(pas de titre)

1855

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Contenu de la correspondance:

(suite à son récit dans le second volume de Souvenirs contemporains)
 » Dans le récit que vous faites de la séance de la Chambre des Pairs où mon noble et malheureux ami Labédoyère mit tant de zèle et de courage à faire triompher la cause de Napoléon II vous dites : Un jeune pair, un jeune général que ses périls averetissaient, ne put se contenir et vous abaissez ainsi jusqu’à la préoccpation d’un danger personnel ce qui n’était que l’élan d’une âme noble et généreuse. S’il avait eu l’honneur d’être connu de tous, vous sauriez que, dans des circonstances aussi graves, lorsqu’il s’agissait du sort de l’Empereur et de la France, il avait le cour trop haut placé pour songer à lui-même. S’il avait été disposé à s’en préoccuper, il eût accepté la proposition de l’accompagner dans son exil que l’Empereur m’avait chargé de lui faire, ou bien comme tant d’autres, au lieu d’aggraver sa position, il eût chercher à se faire pardonner. Mais Labédoyère était une de ces natures rares chez lesquelles le courage grandit en proportion du danger. Elles sont peu comprises. « 
* Jadis (2ème série) (Frédéric Masson / Société d’éditions littéraires et artistiques / p.285-286)
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