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Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène 9 novembre 1805

Titre de la correspondance: Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène 9 novembre 1805
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Contenu de la correspondance:

Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène
9 novembre 1805
Louis vient de recevoir le bulletin que tu lui envoies, mon cher Eugène, mais il m’a paru fâché de toute la cérémonie que tu y mets ; il m’a dit qu’il t’avait écrit comme autrefois, mais que toi, tu ne le traitais plus comme ton beau-frère et ton camarade, ce qui le fâche.
Tu sais, sans doute déjà, que j’ai vu quelqu’un qui t’intéresse. J’avais besoin de savoir comment tu te portais et j’ai été heureuse de voir quelqu’un qui t’aime et que tu aimes. Elle est bien gentille et bien intéressante ; il viendra un temps où cette pauvre petite sera bien chagrine, mais, alors, je la prendrai sous ma protection, car elle est vraiment honnête ; elle ne voit personne ici et, sans son petit voyage, elle serait morte de chagrin de ne plus te voir.
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Nous sommes bien tristes à Paris ; on ne voit que guerre de tous les côtés. Je crois que Louis ne tardera pas à partir, car on parle beaucoup d’une descente en Hollande ; on dit même que le maréchal Augereau a l’ordre d’y aller, mais tout cela n’est pas officiel.
L’Impératrice est toujours à Strasbourg. Je crois que l’Empereur compte toujours la faire venir à Munich, mais quand tout sera plus tranquille.
Je fais un petit château en Espagne, mais je ne désespère pas qu’il ne réussisse. Tu sais qu’on parle toujours de ton mariage ; je pense que, s’il y avait une trêve, ce serait le temps de le faire ; j’en ai écrit quelque chose à maman, mais surtout qu’on ne m’oublie pas et que toutes les autorités soient mises en avant pour me faire venir ; on ne pourra pas me refuser et je serais trop triste si je restais seule loin de toi dans ce moment-là. Sans vanité, je crois qu’il y aura des personnes qui, si elles s’y trouvent, seront heureuses de m’avoir et puis je te porterai bonheur. Songe que tu n’étais pas au mien et espérons que le tien sera plus heureux.
Je t’embrasse.
Hortense
P.S. Napoléon veut que j’envoie à « Nononque » Eugène tout son griffonnage ; tu y verras une lettre qui est de lui seul, mais tu auras de la peine à deviner ce qu’il a voulu mettre.

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