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Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène 25 octobre 1805

Titre de la correspondance: Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène 25 octobre 1805
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Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène
25 octobre 1805
Maman m’envoie une lettre qu’elle reçoit de l’Empereur ; il dit qu’il va battre les Russes et il finit sa lettre en disant : « Je pense que Masséna doit être à Vicence ; dès l’instant que je serai tranquille sur l’Italie, Eugène se battra. » Je suis sûre que tu seras bien heureux de cela, et moi je commence à trembler. Moi qui ne connaît personne à l’armée d’Italie, je ne m’occupais que de celle du Rhin, mais, à présent, comme je vais être partagée, et que je serai inquiète si tu ne me donnes pas souvent de tes nouvelles ! Je me repose sur M. Bataille pour le faire, les jours où tu ne le pourras pas.
Comme les succès de l’armée du Rhin sont inconcevables et comme on est fière d’appartenir à l’Empereur ! Hier au soir, il y a eu une petite dispute entre Louis et Mme Murat. Louis soutenait que, dans cette campagne, tout était dû au génie de l’Empereur et que personne n’avait rien fait. Tout cela est possible mais c’était inutile à dire. Mme Murat s’est un peu fâchée et a dit : « Comment ? Vous dites à des personnes qui se fatiguent et qui courent risque d’être tuées qu’elles n’ont rien fait … » Heureusement j’étais là et j’ai ramené la paix. J’ai grondé Louis après ; je lui ai dit que c’était mal, qu’il ne fallait jamais humilier l’amour-propre de personne. Il m’a répondu qu’elle en avait trop et qu’à l’entendre, on croirait que Murat avait tout fait, tandis qu’il ne faisait jamais que ce que l’Empereur disait. Je lui ai répondu que c’était toujours un mérite et notre dispute en est restée là. Je pense cependant que Murat le saura et que ce sera lui qui sera le plus piqué.
L’Impératrice reste, à ce qu’il paraît, tout l’hiver à Strasbourg ; les quatre dames qui ont été avec elle sont Mmes de Ségur, de Talhouet, de Turenne, et Mme Lavalette. Mme Ney a été la rejoindre il y a six jours. Mme de Lauriston est partie avec son mari il y a deux jours : elle restera à Strasbourg et lui va rejoindre l’Empereur. Mme Lannes est partie hier. Tu vois qu’il y a beaucoup de dames auprès de l’Impératrice : elles sont plus près des nouvelles et je conçois que ce soit un bonheur.
Adieu, mon cher Eugène, je t’embrasse. Mande-moi de suite les nouvelles que tu auras de l’Empereur ; je désire que tu sois content et, cependant, je tremble.
Hortense
P.S. Je pense que l’Empereur ne veut pas que des revers passent sur ton compte et qu’il veut être sûr des succès de l’armée d’Italie, ou bien, sachant ce pays tranquille, il te fera venir près de lui.

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