Lettre d’Hortense de Beauharnais à son frère Eugène | 9 janvier 1815, Paris

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Lettre d'Hortense de Beauharnais à son frère Eugène
9 janvier 1815, Paris
Mon cher Eugène, j'arrive de chez le Roi, j'en suis enchantée. Il est impossible d'avoir été plus aimable pour moi et pour mon procès, de me montrer plus d'intérêt et, en me parlant de mon fils, il m'a dit : "Il faut qu'il tâche de ressembler à son oncle maternel." Tout cela me prouve qu'il est bien pour toi aussi et, si toutes ces affaires du Congrès ne s'arrangent pas, tu ne serais bien qu'ici et je suis sûre que tu y seras bien traité.
Quelques petits salons de Paris devraient bien se régler sur le Roi. Il est si sage et eux si exagérés que cela seul ferait des partis contre la Cour, ce qui serait bien malheureux, mais il est difficile de régler la langue des femmes ; il n'y a que celles qui ont bon coeur qui ne se trompent jamais. Adieu, je t'embrasse comme je t'aime et tu sais que c'est bien tendrement.
Hortense